Dimanche, 16 janvier 2022
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Winston Churchill : ces quatre principes qui l'ont aidé à réussir

Winston Churchill fut Premier ministre du Royaume-Uni durant la deuxième guerre mondiale. Les Britanniques le considèrent comme le héros qui les a menés vers la victoire face à Hitler. Ce personnage haut en couleurs, mentor d'Elizabeth II au début de son règne, a su marquer les esprits grâce à sa forte personnalité et ses talents d’orateur.

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Photo Medianext - Getty

Voici quatre lignes de conduite qui l’ont aidé à affronter les difficultés et imprévus.

 

1. L’échec, un tremplin pour se réinventer

 Dès son enfance, Winston doit apprendre à encaisser. Son père, Randolph Churchill, le gronde constamment. Cette relation difficile prépare le garçon à un avenir où ses actes seront sans cesse critiqués par le grand public. En 1915, alors qu’il est Premier Lord de l’Amirauté, il suggère au ministre de la Guerre une stratégie aux Dardanelles qui débouchera sur une hécatombe pour les Alliés. Dix ans plus tard, lorsqu’il est nommé ministre des Finances, il mène une politique économique désastreuse, première étape vers la crise sociale de 1926. Et pourtant, Churchill ne se laisse jamais démonter. Au contraire, il met à profit ses expériences passées pour apprendre et revenir toujours sur le devant de la scène, jusqu’à atteindre le destin qu’on lui connaît comme leader du Royaume-Uni. Pour lui, « le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

 

2. L’humour comme instrument politique

 Churchill a passé la majeure partie de sa vie au combat : soit sur le front, pendant la guerre des Boers ou lors de la Première Guerre mondiale, soit en politique, notamment à partir de 1940. Ces épreuves n’ont pourtant jamais atteint son humour. En témoigne la lettre qu’il laisse derrière lui lorsqu’il s’échappe de la prison de Pretoria en pleine guerre des Boers. Dans cet écrit, il s’adresse au ministre de la Guerre De Souza : « (...) je considère que votre gouvernement n’a pas le droit de me détenir en tant que prisonnier militaire, j’ai décidé de m’évader de votre prison. » Cet humour est crucial pour prendre du recul sur les situations dramatiques auxquelles il est confronté et alimente un charisme dont il se sert pour négocier avec l’ennemi, nouer des relations amicales avec ses alliés et remonter le moral de ses troupes. Churchill est très doué avec les mots et trouve bien souvent la formule juste et la répartie qui frappe.

 

3. La ténacité pour aller au bout de ses idées

 En termes de négociation justement, Churchill est un adversaire de taille. Devant lui se sont succédés les plus grands chefs d’État, et bien souvent le « Vieux Lion » convainc. Il sait ce qu’il veut et flanche rarement. Lors de la conférence de Yalta, il parvient à persuader les Soviétiques de poursuivre la discussion concernant le gouvernement de la Pologne, jusqu’à ce que les Alliés trouvent un compromis. Sa force de caractère et son aisance pour parler en public sont autant d’outils puissants qu’il manie à son avantage, pour ne pas “céder un pouce de terrain, sans toutefois prononcer un seul mot amer,” comme il l'expliquera dans ses Mémoires.

 

4. La flexibilité, un outil stratégique indispensable

 Churchill est prêt à s’adapter quand la situation l’exige et quand il n’est pas totalement sûr de lui. Ainsi, opposé initialement au débarquement en Normandie en juin 1944, il finit par accepter cette stratégie à condition que l’opération soit extrêmement bien préparée. Sa capacité à adopter une posture flexible est une qualité de plus chez cet homme, grande figure de l’Histoire du 20ème siècle.

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